• 10 (très) bonnes raisons de suivre le Tour de France 2015

    Le Tour de France débute ce samedi et nombreux sont les gens qui pensent que son parcours est étrange. En effet, la première semaine offrira du bonheur aux sprinteurs et puncheurs avant de voir la montagne reprendre ses droits en deuxième et troisième semaine. Voici 10 bonnes raisons de le suivre.

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    Comme nous, Utrecht et son Dom ne peuvent plus attendre !

    1. Les meilleurs grimpeurs seront tous là

    Cela fait très longtemps que la liste des favoris n'a pas été aussi longue. Cette année, le Tour de France risque d'être impressionnant en montagne. Les quatre fantastiques, Chris Froome, Nairo Quintana, Alberto Contador et Vincenzo Nibali, le tenant du titre, seront au Grand Départ à Utrecht. A ce quatuor, qui va nous offrir des batailles mémorables dans les Pyrénées et les Alpes, il faut ajouter des outsiders tenaces comme Thibaut Pinot, Romain Bardet, Rui Costa ou encore Tejay Van Garderen. Nul doute que nous avons à faire ici à l'un des plus gros plateaux que le Tour de France n'a jamais connus. Les étapes de montagne seront dantesques et il ne faudra pas oublier qu'un Nibali est capable de surprendre ses concurrents sur une simple étape accidentée comme Christopher Froome est capable d'écraser la concurrence sur une seule étape de montagne. Tous seront cependant sur la défensive entre Seraing et Cambrai sauf peut-être le requin de Messine, prêt à refaire le même coup que l'an passé. Profitons de ce Tour de France 2015, cela fait longtemps que n'avions pas été aussi excités par une simple start-list.

    2. Les meilleurs sprinters ont répondu présent...sauf Kittel

    Oui, l'allemand a déclaré forfait jeudi dernier. Vainqueur de huit étapes en seulement deux éditions, Marcel Kittel, par son absence, va redistribuer les cartes pour le maillot vert. Néanmoins, avec Cavendish, Sagan, Kristoff, Démare, Degenkolb, Matthews, Greipel ou encore Bouhanni, rassuré après ses examens passés hier qui n'ont révélé aucune fracture, les sprints seront si disputés qu'il ne faudra pas les rater. La distribution des points pour le maillot vert a été revue par les organisateurs et les places d'honneur à chaque arrivée au sprint ne suffiront plus à Peter Sagan pour aller chercher un quatrième maillot vert consécutif. Mais le slovaque est tellement polyvalent, qu'il pourra aller chercher des points aux sprints intermédiaires des étapes de montagne. Une chose est sûre, ça va frotter pour les arrivées au sprint.

    3. Un français peut (encore) monter sur le podium

    Peu de place pour le contre-la-montre et la montagne en abondance. Ainsi, Thibaut Pinot ou Romain Bardet, nos deux meilleures chances pour le classement général, auront de quoi surprendre leurs concurrents par leur malice, leur jeunesse et leur spontanéité. Oui, comme l'an passé, un français peut prétendre monter sur le podium et ce, malgré la présence du gratin du cyclisme mondial. La bataille sera rude aussi pour le maillot blanc puisque Nairo Quintana part favori, lui qui l'a déjà remporté en 2013. Le maillot jaune ? Peut-être pas tout de suite pour nos français, Jean-Christophe Péraud l'a dit lui-même, "c'est trop tôt". Mais si un Pinot, un Bardet voire un Barguil remporte le Tour de France dans les années à venir, nous ne serions pas surpris.

    4. Un français peut remporter un sprint massif

    Le dernier français à avoir remporté un sprint massif sur la Grande Boucle est Jean-Patrick Nazon, c'était en 2004 à Wasquehal. Depuis, c'est le grand vide. Mais, ces dernières années, une nouvelle génération de sprinters français est arrivée et ce 102ème Tour de France est sans doute une bonne occasion pour renouer avec le succès sur ces arrivées si particulières au sprint. Nacer Bouhanni est diminué après sa chute de dimanche mais les deux bouquets qu'il a pris sur le Critérium du Dauphiné Libéré sont la preuve qu'il n'est pas à sous-estimer. Son ancien coéquipier, Arnaud Démare, attend ce déclic en grand tour qui le libérerait de la pression qu'il a sur les épaules. Quant à Bryan Coquard, il a été très en vue sur le dernier Tour de France mais garde quand même un oeil sur la piste car Rio, c'est dans un an. Cependant, le sprint français ne s'est jamais senti aussi proche d'une victoire sur le Tour depuis celle de Nazon en 2004.

    5. C'est peut-être le dernier Tour d'Europcar

    C'est le grand flou autour de la formation de Jean-René Bernaudeau. Europcar ne prolongera pas son contrat au terme de la saison, ça, on le sait. Le problème, c'est qu'aucun repreneur n'est actuellement assez crédible pour prétendre reprendre non pas seulement l'équipe, mais aussi le centre de formation Vendée U. Si l'équipe venait à s'arrêter, cela laisserait un gros vide dans le cyclisme français car Europcar représente plusieurs années d'histoire dans ce sport où elle a laissé des émotions impossibles à effacer. Créée en 2000, la formation a changé six fois son naming, mais cela pourrait bien s'arrêter à la fin de l'année. Nous le saurons après le Tour de France qui sera donc peut-être le dernier pour Europcar c'est pourquoi il ne faut pas le rater.

    6. La première semaine est piégeuse

    Beaucoup ne voient pas d'intérêt dans cette première semaine. Elle n'a pas eu lieu mais déjà, certains la trouvent ennuyeuse. Pourtant, chaque jour sera intéressant à suivre. Les arrivées en côte comme à Huy, Le Havre et au Mûr-de-Bretagne offriront un spectacle impressionnant et par ailleurs, les arrivées pour puncheurs sont rares sur la route du Tour. Les bordures, que ce soit aux Pays-Bas ou en Normandie, pourront piéger des favoris pas assez prudents. Mais ce que tout le monde attend, ce sont les pavés. L'an passé, l'étape des pavés avait été incroyable avec de multiples rebondissements dont l'abandon de Chris Froome. Nibali était sorti grand vainqueur de cette fameuse étape mais peut-il rééditer son exploit cette année ? La réponse mardi prochain entre Seraing et Cambrai. Alors, toujours aussi mécontent de cette première semaine ? Le Tour ne se joue pas seulement en montagne.

    7. Le retour du contre-la-montre par équipes

    On a désormais l'impression que ASO introduit le contre-la-montre par équipes tous les deux ans sur la Grande Boucle. Le dernier date de 2013 et c'est un plaisir de retrouver cette épreuve singulière, là où le terme collectif prend tout son sens. La surprise, c'est qu'il intervient tard, le dimanche 12 juillet, lors de la neuvième étape. Il peut enterrer tous les espoirs de ceux qui auront déjà perdu du temps lors de la première semaine. D'autres voudront marquer les esprits avant d'attaquer les Pyrénées. Il n'empêche que ce chrono par équipes entre Vannes et Plumelec n'a rien de normal: 28 kilomètres d'effort et une arrivée jugée...au sommet de la côte de Cadoual ! De quoi confirmer l'originalité du parcours de ce Tour de France 2015.

    8. Nous fêtons les 40 ans du maillot à pois rouges...

    Lucien Van Impe a remporté six fois le classement de la montagne, mais seulement quatre fois le maillot à pois rouges. Pourquoi ? Parce que ce maillot a été introduit pour la première fois en 1975. Et c'est le belge qui a été le premier à la remporter. Depuis, de grands noms l'ont enfilé à Paris mais aussi des baroudeurs comme Anthony Charteau en 2010 ou Thomas Voeckler en 2012. C'est le paradoxe de ce maillot qui récompense le vainqueur du classement de la montagne mais pas forcément le meilleur grimpeur. Remporter le maillot à pois rouges l'année de ses 40 ans, cela a une valeur particulière. Mais il est quasiment impossible de parier le vainqueur du classement de la montagne.

    9. ...de l'arrivée sur les Champs-Elysées...

    40 arrivées sur les Champs-Elysées. Depuis 1975 et la victoire de Walter Godefroot, le Tour de France a pris l'habitude de s'arrêter sur la plus belle avenue du monde. Elle représente beaucoup pour les coureurs. Voir les Champs-Elysées signifie terminer le Tour de France, la fin d'une aventure compliquée de trois semaines. C'est là où les coureurs peuvent parader et cette avenue est également le théâtre du sprint le plus prestigieux au monde. Le dernier français à avoir levé les bras sur les Champs-Elysées est Jean-Patrick Nazon, encore lui. Un bouquet sur cette avenue ne vaut aucun autre bouquet pour un sprinter. Après deux victoires de Marcel Kittel, peut-être qu'un autre sprinter va ajouter son nom au palmarès de la dernière étape de la Grande Boucle. Un sprinter ou non. Bernard Hinault ou encore Alexandre Vinokourov se sont imposés sur les Champs-Elysées.

    10. ...et de la victoire de Bernard Thévenet.

    C'est l'année des quadragénaires. Après le maillot à pois rouges, l'arrivée sur les Champs-Elysées, la victoire de Bernard Thévenet. Et tous les passionnés de cyclisme savent ce que cette victoire a de particulier. Elle a mis fin au règne sans partage d'Eddy Merckx. Le français a construit son succès en grande partie sur l'étape Digne-les-Bains-Pra Loup où il n'a laissé aucune chance au belge. Cette étape, nous la retrouvons cette année au programme du Tour de France 2015, comme un symbole. Cette année, ce sera aussi les 30 ans de la cinquième victoire de Bernard Hinault sur la Grande Boucle, la dernière victoire française aussi. Depuis, un maillot jaune français se fait toujours attendre.

    Alors, cela ne vous donne pas envie de suivre le Tour de France 2015 avec nous ?

    Source photo (ASO)

    Nico


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  • Commentaires

    1
    Pestoune
    Mardi 30 Juin 2015 à 22:43
    Comme toujours, super développement. Nous serons fidèle au poste, mon mari et moi et fidèle à tes compte-rendus et analyse d'étapes.
      • NewsSport-Cars Profil de NewsSport-Cars
        Mercredi 1er Juillet 2015 à 00:03
        Ok, merci beaucoup. Cela fait très plaisir. ^^
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