• Débattons sport ! #3

    Nous sommes de retour pour débattre de l'actualité sportive avec au programme, la piteuse élimination des Espoirs en barrages de l'Euro 2015 et la fin de la saison cycliste qui a eu lieu mardi pour le WT et qui prendra officiellement fin demain pour tout le monde.

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    Débattre c'est bien, ensemble c'est mieux !

     

    Football : La malédiction des espoirs ?

    8 ans. Cela fait désormais huit années que l'Equipe de France Espoirs échoue aux portes de l'Euro soit 5 échecs consécutifs ! Après l'Israël en 2007, la Belgique en 2009, l'Allemagne en 2011 et la Norvège en 2013, c'est donc la Suède qui prive nos petits bleus du championnat d'Europe (et des J.O par la même occasion). Véritable malédiction, simples coïncidences ou réels problèmes ? Élément de réponse.
     
    Notre avis:
     
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    Désillusion pour un Kurzawa chambreur quelques minutes plus tôt qui rentre aux vestiaires tête basse devant des suédois euphoriques et qualifiés.
     
    Terrible désillusion pour les espoirs ! Vainqueurs 2-0 au match aller du barrage pour l'Euro 2015 face à la Suède, nos jeunes tricolores se sont effondrés au retour (4-1). Une élimination aux portes d'une grande compétition européenne et ce n'est malheureusement pas la première fois (voir introduction ci-dessus). Motif d'espoir pour nos jeunes talents du moment ; même les meilleurs ont échoué. La fameuse "génération 87" des Nasri, Benzema avec également Jimmy Briand et Steve Mandanda n'avait en effet pas fait mieux en 2007. Yoann Gourcuff ou encore Dimitri Payet louperont également le coche 2 ans plus tard. L'ère René Girard n'a donc pas sourit aux bleuets tout comme celle d'Eric Mombaerts. Déjà perdant en 2011 et 2013 celui qui a remplacé Willy Sagnol a retenté le coup cette année mais n'a pas eu plus de réussite... On parle aussi beaucoup du comportement de nos jeunes. Un manque de motivation est notamment avancé car beaucoup de joueurs jouent déjà dans des grands clubs (Kondogbia, Thauvin, Sanogo, ...) et disputer un match avec une sélection non A peut sembler démotivant mais je ne crois pas à cette raison. En tout cas elle ne me paraît pas valable dans le cadre d'un barrage pour l'Euro. Le manque de discipline est également pointé du doigt mais le coup de la boîte de nuit signé M'Vila, Ben Yedder, Griezmann, Mavinga et Niang a beaucoup refroidi et assagi les sélectionnés. Le chambrage de Kurzawa lors de ses buts n'est qu'une erreur, que la Fédération a d'ailleurs décidé de ne pas sanctionner. 
    Le scénario dans lequel intervient cette défaite est aussi un motif de désillusion. Il ressemble sportivement à celui de la Norvège en 2013. Les bleuets gagnent le premier match puis se font remonter au retour. Le petit détail qui tue c'est qu'à 4 minutes de la fin ils étaient qualifiés grâce au but de Kurzawa mais la déconcentration a permis aux suédois de valider leur ticket... 
    Faut-il être inquiet? Oui, forcément lorsqu'une nation comme la France n'arrive pas à qualifier ses jeunes pour un Euro depuis 8 ans, il faut se poser des questions. Mais le talent de nos joueurs est trop évident pour le remettre en question. En somme ces éliminations sont des blessures que l'Equipe de France Espoir n'arrive pas à effacer. Ce n'est donc certainement pas pour tout de suite que les jeunes gagneront un second Euro (après celui de 88) mais l'Equipe de France A possède un bel avenir quand même, ce n'est pas une fatalité.
     
    Cyclisme: 2016 est-elle l'année de révolution concernant le nombre de jours de course par an ?

    Il y a un an, au même moment, lorsque la saison cycliste 2013 s'acheva, beaucoup de coureurs se sont plaints du nombre de jours de course auxquels ils devaient faire face chaque année. Parmi eux, on retrouvait notamment l'un des porte-paroles du peloton, le belge Philippe Gilbert qui s'est imposé mardi sur le Tour de Pékin. Car en plus du nombre de jours passés sur les routes, les conditions de course en elles-mêmes ne sont pas toujours bien vécues par les coureurs. La grande réforme de 2015 pourrait faire bouger les choses, mais il faudra encore passer une saison avant qu'elle ne voit le jour.

    Notre avis:

     

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    Le peloton va-t-il moins courir chaque année ? La réponse est oui mais à partir de 2016.
     
    100 jours de course pour certains, plus pour d'autres, il est vrai que cela fait beaucoup. La fin de saison est très impactée par cette accumulation puisque les blessures y sont les plus fréquentes et on pourrait s'accorder pour dire que le Tour de Lombardie n'a pas la même saveur avec des coureurs frais qu'avec des coureurs qui finissent une saison remplie de courses toutes aussi importantes les unes que les autres. S'il faut rajouter en plus des jours pluvieux, boueux, voire même neigeux, les organismes sont mis à rude épreuve et c'est sur les rotules que les coureurs achèvent pour la plupart du temps leur saison. En effet, le peloton a raison de se plaindre, trop de jours de course par an et des jours qui peuvent s'avérer très compliqués à cause de la météo. Quid de 2016 ? 2015 sera la dernière saison avant la révolution de l'UCI. Dix ans après la création du Pro Tour, des changements vont être apportés comme l'augmentation du nombre d'équipes en Elite, 24 avec seize équipes en D1 qui seront obligées de participer aux épreuves de leur catégorie et huit équipes en D2 qui seront obligées de prendre part à au moins un Grand Tour par saison. Mais ce qui nous intéresse, c'est la diminution du nombre de jours de course par coureur par an. Chaque année, les équipes de D1 auront 120 jours de course et celles de D2, 95. Les coureurs peuvent donc souffler, ils courront moins à partir de 2016 où sera même instauré un système de promotion déjà mis en place, pour les puristes, dans le jeu Pro Cycling Manager. En revanche, qui dit diminution des jours de course, dit diminution des épreuves. En effet, certaines épreuves classées WT vont se voir rétrograder en deuxième division (GP E3, Tour du Pays Basque, Tour de Romandie, Eneco Tour, Tour de Pologne et notre classique, le GP de Plouay) et les équipes de première division ne seront plus obligées d'y participer au contraire des huit équipes de D2. Voici donc une révolution qui va satisfaire les coureurs et non les téléspectateurs puisque, si les grands tours restent à l'identique, même les courses par étapes de D1 vont être diminuées d'un jour avec des effectifs de sept coureurs. Mais, le plus important, ce ne sont pas les personnes derrière leur poste de télévision, non, ce sont ceux qui roulent jusqu'à 100 jours par an et ce, chaque année.

     

    Source photos (leprogrès.fr; velo101.com)

    Anto et Nico


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