• Face à une équipe d'Argentine joueuse, l'Allemagne a remporté la Coupe du Monde 2014 aux prolongations grâce à un but de Mario Götze. Retour sur le quatrième sacre de la Nationalmannschaft, au terme d'un Mondial de folie. 

     

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    Gotze peur jubiler : il a offert la Coupe du Monde à l'Allemagne grâce à son but en fin de partie.
     
    Finish en apothéose.
     

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    Quel Mondial de la part des allemands! Vainqueurs hier soir de la quatrième Coupe du Monde de leur histoire ils ont terminé en beauté leur aventure parfaite débutée par une victoire explosive sur le Portugal (4-0). Une rencontre au cours de laquelle Thomas Müller a inscrit un triplé. Le match nul 2-2 contre la Ghana ne fait absolument pas douter les hommes de Joachim Löw, au contraire. Face aux USA ils s'imposent sur le plus petit des scores, 1-0, but de... Müller évidement! En huitièmes de finale ils ont eu du mal, il faut le reconnaître. L'Algérie a posé beaucoup de problèmes aux allemands qui finissent par l'emporter 2 buts à 1 dans les prolongations. Le match contre la France en quart est certainement le plus difficile de leur Mondial malgré le fait que les français n"aient peut être pas donné leur meilleur. Le but de Mats Hummels en début de partie fait accéder la Mannschaft aux demi-finale. Le Brésil, pays organisateur, n'est qu'une formalité pour une équipe que plus personne ne peut arrêter car elle est sortie plus forte de ces deux matchs compliqués. La claque infligée aux brésiliens est historique, 7-1 on avait jamais vu ça à ce niveau là de la compétition. Dans ce match le remplacant de luxe Schurrle s'offre un doublé, Müller marque son 10e but en Coupe du Monde, Kroos et Khedira bonifient leurs très bon match par une réalisation chacun et Klose inscrit son deuxième but du tournoi, son 16e en Coupe du Monde : un record. Cette équipe fait peur mais une finale est totalement différente de n'importe quel autre match, surtout lorsque c'est l'Argentine en face. Ce fut dur, oui, Khedira a du déclarer forfait et d'autres ont pris des coups. Les Allemands, patients, ont pu compter sur une défense de fer et sur un gardien absolument incroyable. Les plus grands observateurs parlent même d'un Ballon d'Or pour Manuel Neuer! Finalement il faut attendre la 113e minute pour voir le nouvel entrant Mario Götze marquer le but de la victoire. Un but qui permet à toute une génération de soulever un trophée au meilleur des moments : à la fin de son histoire. Depuis 2002 les Lahm, les Klose ou les Sweinsteinger attendent de ramener une nouvelle couronne à l'Allemagne et c'est enfin chose faite! Il faut dire que les allemands avaient été les meilleurs collectivement tout au long de la compétition. Un sacre mérité et duquel tout le monde se réjouit car cette équipe, par son jeu plaisant et offensif, attire la sympathie. C'est également la fin du Mondial 2014 au Brésil qui aura été l'un des tout meilleurs de l'histoire. L'Argentine aura montré un super visage et a longtemps inquiété son adversaire mais ce but n'est jamais venu. Messi rate son rendez-vous en finale mais aura tout de même réalise une Coupe du Monde de toute beauté.
     
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    Quelles photos de la joie allemande.
     
    Anto.

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  • Dans l’histoire, c’est la 20eme. La 20eme finale de Coupe du Monde. L’Allemagne en a remporté 3, l’Argentine en a remporté 2. Ce soir les deux pays s’affrontent pour une nouvelle étoile.

     

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    Le Maracana acceuille une finale de Coupe du Monde pour la seconde fois de l'histoire après celle de 1950 gagnée par l'Uruguay.

    L’équipe en or.

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    Depuis 12 ans l’Allemagne domine le foot mondial. Elle ne le domine pas directement mais elle en est l’une des meilleures nations. Son palmarès est pourtant vide, mais sa constance est impressionnante. Finaliste du Mondial 2002, demi-finaliste en 2006 et 2010 et de nouveau finaliste cette année la Manschaft a toujours échoué près du but. Il faut dire que chaque année elle n’était pas LA meilleure équipe mais en 2014 elle s’est affirmée comme tel tout au long du tournoi surtout grâce aux succès 7-1 sur le Brésil et 4-0 sur le Portugal. Ce Mondial brésilien est aussi la dernière occasion de voir la génération en or être sacrée. Celle de Sweinsteinger, de Lahm ou encore de Klose, meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du Monde (16 buts). Cette équipe formidable qui n’a jamais rien remporté est a un moment crucial de son existence : l’aboutissement. Toutes ces années de travail, de sacrifices, de performances non récompensées doivent amener à un sacre Mondial est c’est aujourd’hui que cela se passe, en ce dimanche 13 Juillet 2014. La fin pour certains (en apothéose ?) mais l’Allemagne restera toujours un grand pays du football avec des joueurs comme Ozil, Gotze ou Neuer. Thomas Müller est le symbole de la transition qui s’effectuera après ce mondial. Cette Allemagne là est donc favorite de la finale, ces joueurs font rêver et terminer en beauté la formidable histoire de la « golden generation » serait splendide.

     

    Le foot, une religion et son Dieu : Messi.

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    Les argentins le disent : « Moi j’ai Maradona, Messi et le Pape ». En Argentine le football est une véritable religion, la messe du dimanche passe parfois après… le match du dimanche ! Une culture totalement différente de celles des pays occidentaux, le rêve de tout supporter de Boca Junior est d’avoir ses cendres dispersées au milieu du stade après sa mort et ça même le plus fervent des supporteurs de l’AJ Auxerre n’y aurait même pas pensé, c’est dire ! En Argentine cette finale dépasse tout ce qui existe, et cela plus qu’ailleurs. Aujourd’hui l’Albiceleste a l’occasion de décrocher une troisième couronne et c’est surtout grâce à un joueur : Léo Messi. L’attaquant du FC Barcelone est déjà l’un des meilleurs joueurs de l’histoire mais au pays il n’est pas encore considéré comme légende, au même rang qu’un Maradona. Avec cette finale il a l’occasion de le devenir. Avant la compétition il n’avait jamais vraiment brillé avec sa sélection nationale mais désormais il semble indestructible. Son équipe, elle, n’est pas indestructible malgré le fait qu’elle a gagné tous ces matchs jusqu’à présent. Le niveau de jeu n’a jamais été celui attendu, elle a parfois déçue mais est toujours passée pour se retrouver en finale. Une Albiceleste pas au top niveau mais bien assez forte pour tenir la comparaison avec l’Allemagne. Capables d’exploits individuels et de mouvements collectifs incroyables les hommes de Sabellas sont en permanence dangereux et personne pour le moment n’a réussi à les battre. Les plans de Joachim Low y parviendront-ils ?

     

    NB : Cette affiche a déjà eu lieu en finale et c’est l’Allemagne qui s’était imposé. En 2010 l’Argentine avait été sorti du Mondial par… l’Allemagne. Mais les séries sont faites pour  être brisées !

    Anto.


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  • Une nouvelle fois le Brésil n’a pas réussi à relever la tête et termine la compétition sur une défaite face à une équipe des Pays-Bas qui n’a, en plus, pas tout donné. Résumé de cette petite finale.

     

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    Van Persie (caché) bat Julio César et premier but pour les Pays-Bas. 

    Le Brésil trop loin du compte.

     

     
    bresilpaysbas2Pas encore remis les brésiliens ? Ou tout simplement pas au niveau des cadors de la scène internationale ? Certainement beaucoup des deux. Pourtant le peuple brésilien s’était déplacé en masse au stade de Brasilia pour voir les joueurs de la Selecao obtenir une troisième place qui sonnait comme un maigre lot de consolation. Malheureusement pour eux la partie débute très mal non pas par la faute des joueurs mais par celle de l’arbitre et d’un dénommé Arjen Robben qui n’en n’est pas à son coup d’essai. Le joueur du Bayern Munich simule grossièrement lorsque Thiago Silva l’approche et pénalty pour les Pays-Bas. Non seulement la faute est inexistante mais en plus, si faute il y avait eu, elle était en dehors de la surface de réparation. Robben a déjà obtenu un autre pénalty dans la compétition, face au Mexique, celui-ci était aussi inexistant est a éliminé les mexicains. Ce fait de jeu débouche sur la frappe limpide de Van Persie qui envoie son péno en pleine lucarne (1-0, 3e). Déjà le Brésil a la tête sous l’eau. Les Pays-Bas ont beaucoup fait tourner leur effectif : Sneijder est laissé sur le banc et De Guzman est propulsé titulaire, ainsi on peut voir qu’ils tentent des choses nouvelles et créent un jeu offensif assez plaisant même si le ballon est dans les pieds brésiliens. Malgré l’impulsion d’Oscar, le seul brésilien bon hier soir, la Selecao ne se crée pas d’occasion, hormis quelques frissons sur des coups de pied arrêtés. Finalement les néerlandais récupèrent le ballon et jouent vite, le centre de De Guzman est repoussé dans l’axe par David Luiz et Blind, seul dans la surface, a le temps de contrôler et d’ajuster une reprise parfaite pour inscrire le 2-0 (17e). Ensuite c’est bis repetita, le Brésil a la balle mais est arrêté devant les buts de Cillessen sans trouver un moyen de passer la muraille orange. La mi-temps est acquise sur le score de 2 buts à 0 et les hommes de Felipe Scolari montrent une nouvelle fois leurs lacunes offensives et défensives. Au retour des vestiaires rien ne change, les brésiliens essaient toujours de marquer mais les tentatives lointaines ou trop compliquées restent vaines. Déjà pas terrible dans le jeu les brésiliens vont se faire pénaliser par l’arbitrage puisque deux pénaltys ont été oublié. Le premier sur une main (potentiellement volontaire) de Vlaar et le second sur une balayette de Blind sur Oscar où M. *** a jugé bon de siffler coup franc et de donner un carton jaune au joueur de Chelsea pour simulation (!) Blind, l’auteur de la faute, ne simule pas, son genou a tourné au moment de l’action et il est obligé de sortir sur civière. Après ces deux petits coups de pétard le Brésil subit de nouveau les contres hollandais mais Robben et Van Persie gâchent pas mal de possibilités. Dans les dernières secondes c’est Wijnaldum qui viendra battre Julio Cesar, le joueur du PSV s’est retrouvé seul au premier poteau (3-0, 90+1). Pour boucler la boucle, Luis Van Gaal décide de faire rentrer Vorm le troisième gardien afin que les 23 joueurs convoqués aient tous disputé des minutes de jeu dans cette très bonne Coupe du Monde des Pays-Bas qui terminent donc 3emes. Le Brésil concède une seconde défaite consécutive sur son sol, une première dans l’histoire. La Selecao va devoir se reconstruire car elle n’a jamais montré un super visage. Neymar et les coups de pied arrêtés auront été ses seules solutions et la défense s’est trop souvent laissée passer. Cette petite finale aura quand même été un peu froide avec le réalisme et l’intelligence trop mathématique des Pays-Bas ainsi qu’avec les faiblesses du Brésil qui quitte son Mondial la tête remplie de désillusions. 

    Anto.


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  • Humilié devant le monde entier face à l'Allemagne (7-1), le Brésil est obligé de remporter la petite finale. Cela n'effacera pas la tristesse de son peuple mais cela ne l'augmentera pas. En face la génération dorée des Pays-Bas joue certainement son dernier match en Coupe du Monde. Présentation.

     

    bp
     
    David Luiz et Robin Van Persie feront tout pour accéder au podium de cette 20ème Coupe du Monde.
     
    Un Brésil dévasté.
     

    bre

    Une défaite? Non, une humilation, un drame national. Les brésiliens ne pouvaient déjà pas imaginer de perdre et de ne pas remporter "leur mondial" alors essayer de visualer ce que la claque reçue contre l'Allemagne a provoqué dans les coeurs des supporteurs de la Selecao. Depuis, tout le monde chercher des explications. La blessure de Neymar, la suspension de Thiago Silva, la pression populaire... ou tout simplement la supériorité flagrante d'une équipe allemande qui sait produire un football collectif plaisant et toujours efficace. Bref au Brésil c'est l'incompréhension et la tristesse la plus totale. Les joueurs eux-mêmes sont très touchés et la vraie question est de savoir s'ils seront remis mentalement et prêts pour la petite finale. Se remettre en 5 jours d'une défaite 7 buts à 1 en demi-finale d'une Coupe du Monde devant son pays, c'est impossible. Alors il faudra trouver un moyen de faire abstraction le temps d'un match. Déjà que cela ne sera pas facile il va falloir que les brésiliens trouvent un vrai jeu offensif car pour le moment, sans Neymar, devant c'est zéro. Derrière le retour de Thiago Silva devrait aider quelques peu mais attention car même avec son équipe type le Brésil concède beaucoup d'occasions. Felipe Scolari pourrait peut être offrir du temps de jeu à d'autres joueurs que ceux de d'habitude car il n'a joué qu'avec 16 ou 17 joueurs depuis le début de la compétition. Fred jouera sûrement son dernier match avec le Brésil car il est l'ennemi numéro des supporteurs et qu'il a fait un très mauvais tournoi. Un Brésil au plus bas qui devra mieux jouer que jamais, voila qui est complexe...
     
    Pour dire adieu.
     
    rvp
    Robin Van Persie, Arjen Robben et Weysley Sneijder (de gauche à droite) joueront leur dernier match de Coupe du Monde ce soir. On peut également ajouter la légende Kuyt à la liste. La fin d'une génération dorée pour les Pays-Bas qui devront se trouver de nouveaux talents comme le jeune Menphis Depay par exemple. Une page qui se tourne sans aucun titre majeur malgré une finale il y a 4 ans et une demi cette année. Comme quoi les Pays-Bas n'arrivent jamais à finir une compétition. Aujourd'hui les hollandais sont favoris grâce à leur niveau de jeu et aussi par leur moral qui risque d'être supérieur à celui d'un Brésil qui a complètement explosé. Malgré tout l'élimination aux tirs aux buts face à l'Argentine et les 120 minutes éreintantes ont certainement épuisé les hommes de Van Gaal. Entre les joueurs peu expérimentés qui devraient avoir leur chance ce soir et les adieus des vieilles gloires les néerlandais peuvent décrocher une place sur le podium. Un bel adieu après un beau tournoi, rempli de buts, de révélations et de stars qui ont continué de marquer l'histoire du Mondial. 
     
    NB : Il y a 4 ans les Pays-Bas avaient éliminé le Brésil en quart de finale du Mondial en Afrique du Sud.
     
    Anto.

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  • La seconde demi-finale n’aura pas été aussi prolifique que la première, c’est le moins que l’on puisse dire. Les deux équipes ont dû se départager lors d’une séance de tirs aux buts. Résumé.

    arpb

    1 ballon pour deux, une place pour deux.

     

    rpb

    Voilà deux favoris pas forcément au meilleur d’eux-mêmes qui s’affrontent pour une place en finale de la Coupe du Monde. Le résumé paraît attrayant et intriguant mais laissez-moi vous rappeler ce que le début de compétition a réservé à nos deux adversaires. Les Pays-Bas ont réalisé une phase de poule éclatante avec 3 victoires, dont un 5-1 mémorable face à l’Espagne, mais depuis les matchs à élimination directe la mécanique semble coincée. Chanceux face au Mexique avec une victoire arraché dans les dernières secondes grâce à un penalty contestable, les hommes de Luis Van Gaal ont été contraints à jouer les tirs aux buts pour battre le Costa Rica et accéder aux demis. L’Argentine, elle, est l’équipe qui déçoit. Non pas par ces résultats car elle n’a connu que des victoires dans cette Coupe du Monde 2014, mais par son niveau de jeu. Lorsque une équipe a la chance de posséder des joueurs comme Messi, Aguero, Higuain ou Di Maria dans son secteur offensif, il n’est pas normal d’être aussi inefficace devant les cages adverses. Sao Paulo allait donc être le théâtre où l’un des acteurs serait propulsé en finale de la 20ème Coupe du Monde. Le début de partie est crispé. Les deux adversaires se craignent et cela va se faire ressentir tout au long du match. C’est d’ailleurs sur un coup franc un peu lointain que Léo Messi inquiète Cillessen mais le portier néerlandais repousse sans souci. Garay, sur corner, voit sa tentative s’envoler dans les airs et Vlaar empêche Lavezzi d’ouvrir le score. C’est tout pour la première période qui aura été plutôt triste mais surtout dominée par l’Albiceleste. Les hommes de Sabellas ne baissent pas le pied et se procure la plus belle occasion du match : sur un centre de Perez côté droit, Higuain ne parvient pas à cadrer sa tête ! Quelques instants plus tôt Janmaat avait empêche l’attaquant du Napoli de battre Cillessen. Robben, dans les arrêts de jeu, est tout proche de tromper Romero mais Mascherano réalise un retour défensif exceptionnel. Prolongations. L’Argentine continue d’être dominatrice, Palacio manque la balle de match à cause d’une erreur d’appréciation (115’). 2 minutes plus tard c’est Rodriguez qui manque sa reprise alors qu’il était seul au second poteau c’est un magnifique travail de Lionel Messi. 0-0 toujours, pénalty ! Vlaar, excellent lors des 120 minutes, rate le premier comme il arrive souvent dans ce genre de cas. Derrière c’est Messi qui marque pour les argentins, 1-0 (voir photo). Robben puis Garay transforment avant que la frappe de Sneijder  soit détournée par Romero auteur d’une seconde parade exceptionnelle. Aguero et Kuyt marquent également et Maxi Rodriguez à l’occasion de donner la victoire à l’Albiceleste. Le milieu de terrain entré en jeu ne tremble pas et envoi l’Argentine en finale face à l’Allemagne ! Même si le score est resté de 0-0 la victoire argentine paraît méritée. Les Pays-Bas joueront la petite-finale face à un Brésil humilié.

     

    Anto.


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