• Frustration et déception.

    Méritantes et courageuses les Bleues sont tombées de très haut face à des allemandes dont le réalisme a été déroutant. Cette élimination apparaît comme une désillusion. Retour sur une soirée terrible.

    CIggjBdWEAAftJF
     
    D'une certaine manière les Bleues sortent gagnantes de ce Mondial.
       
    France 1-1 Allemagne (Necib 65' / Sasic 85' sp)   
     
    Trop beau pour être vrai.
     
    - On le sait les françaises adorent les débuts de matchs, elles l'ont montré face au Mexique ou à la Corée du Sud et dès le début de choc en quart de finale du Mondial, nos Bleues se créent une énorme occasion. Sur un débordement de Thomis, Necib se retrouve seule au second poteau mais ne cadre pas son tir. D'entrée de jeu les françaises montrent qu'elles sont supérieures dans l'envie et dans la motivation. Cette gigantesque domination dans les premières minutes se caractérise par des percés vives et répétées dans une défense allemande dépassée. De nombreux centres et des assauts sur les buts allemands qui ne se concrétisent pas pour autant. Une frappe de Necib contrée de la main par une allemande (30'), un tir puissant après un enchaînement de la même Louisa Necib (37') sont les plus grosses opportunités françaises avant la pause. A la mi-temps on se dit que les Bleues ont complètement étouffé une équipe d'Allemagne très fade. Au retour des vestiaires cette dernière est plus entreprenante, Sarah Bouhaddi doit s'employer pour détourner une frappe à la 51e. Mais les françaises retrouvent très vite dans leur schéma de jeu, celui qui leur avait réussit en première période. Généreuses les françaises sont tout de même mises en danger sur un coup franc mais Bouhaddi est de nouveau à la parade. Finalement c'est très logiquement que Louisa Necib ouvre le score peu après l'heure de jeu sur une frappe des 25 mètres déviée. Mérité, logique, les adjectifs ne manquent pas pour qualifier le premier but français. Après cette réalisation les allemandes sont KO et toutes proches de prendre un second but. Mais elles reprennent doucement leur forme et se porte à l'attaque, après un tir qui frôle le poteau, elles obtiennent un pénalty après une main de Majri. Mittag, meilleure buteuse du tournoi, transforme la sentence. Cruel pour les Bleues.
     
    - C'est donc parti pour les prolongations et c'est déjà terrible pour des françaises qui méritaient 100 fois leur qualification dans le temps réglémentaire. La frustration de cessera d'augmenter au fil des minutes et des occasions. Un caffouillage dans la surface, plusieurs frappes contrées et un énorme raté de Gaëtane Thiney. Après un énorme travail de Claire Lavogez elle reçoit un centre parfait, qu'elle ne reprend pas de la bonne manière pour le cadrer. C'est sur cette énième déception que les filles s'apprêtent à vivre la séance de tirs aux buts. Les 5 premières tireuses allemandes réussissent leur tentative, les 4 première françaises aussi (Thiney, Abily, Necib, Renard) mais Claire Lavogez rate le sien ce qui envoie l'Allemagne en demi-finale.
     
    Ecoeurement et dénouement cruel.
     
    - Sur le contenu du match, sur l'envie, sur les intentions il n'y a même pas de discussion possible, l'Equipe de France a dominé de toutes parts. Les mots manquent pour qualifier la frustration et la déception au coup de sifflet final. Oublier le dénouement cruel et horrible pour ne retenir que la beauté du parcours de nos Bleues. Méritantes, engagées, débordantes d'envie, tout simplement meilleures. Merci pour toutes ces émotions, pour toutes ces joies, vous nous avez fait rêver.
     
    Antoine

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :