• Kwiatkowski conjure le mauvais sort

    Qui a dit que le maillot de champion du monde portait malheur ? Pas Michal Kwiatkowski en tous cas qui a remporté l'Amstel Gold Race alors qu'il avait accumulé les places d'honneur depuis le début de la saison. Nous regretterons cependant le scénario ennuyeux de cette 50ème édition.

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    La joie de Michal Kwiatkowski, le polonais qui tient enfin sa première grande victoire de la saison sur l'Amstel Gold Race, devant une foule de coureurs dépités.

    C'est mieux quand on ne l'attend pas

    Le maillot arc-en-ciel est une consécration mais il est aussi un poids, un lourd fardeau à porter. Dans le peloton, un champion du monde ne passe pas inaperçu et il est directement marqué d'une croix par ses adversaires. Mais aujourd'hui, nous attendions plus le tenant du titre, Philippe Gilbert, l'australien Michael Matthews ou encore Alejandro Valverde pour la victoire. Cependant, le polonais a su déjouer les pronostiques pour lever les bras au terme d'une course plutôt ennuyeuse qui s'est emballée dans les derniers kilomètres seulement, lors de la dernière ascension de la journée, la quatrième du Cauberg. Pas de quoi être satisfait donc de cette course d'attente, celle à quoi nous devons nous habituer désormais. Les échappées, les tentatives d'attaques ont existé mais sans réels espoirs alors que la BMC a travaillé toute la journée pour placer Gilbert dans les meilleures conditions. La satisfaction du jour est venue de Vincenzo Nibali, transparent depuis le début de la saison, et qui a montré une forme rayonnante en portant un contre à une trentaine de kilomètres de l'arrivée, emmenant dans sa roue Tony Martin, David Tanner et Simon Clarke. Cependant, le premier, l'allemand, n'a pas collaboré avec ses compagnons d'échappée, sans doute pour les neutraliser afin de laisser revenir un peloton où se trouvait Michal Kwiatkowski. Simon Clarke fut le dernier rescapé de ce groupe alors que Nibali s'est relevé avec Martin peu après Tanner. L'australien avait de bonnes jambes mais les BMC ont imposé un tempo d'enfer ne laissant rien sortir, même pas les tentatives de contre comme celle de Jakob Fuglsang. Au final, ce sont soixante coureurs qui sont arrivés groupés au pied du Cauberg où Ben Hermans, vainqueur de la Flèche Brabançonne mercredi, a placé sur orbite Philippe Gilbert qui a lui-même placé une attaque impressionnante au sommet sans succès puisque Michael Matthews a réussi à s'accrocher dans sa roue. Plus rapide, ce dernier a donc déjoué les plans du belge ne roulant plus et facilitant le retour d'une quinzaine de coureurs qui se sont disputé la victoire au sprint de manière amère. Matthews n'avait plus de force pour prendre le bouquet et contre toute attente, c'est Kwiatkowski, le champion du monde en titre, qui a levé les bras devant Alejandro Valverde, discret mais toujours bien placé, et Michael Matthews, troisième et forcément frustré. C'est la première fois depuis 31 ans et Bernard Hinault qu'un champion du monde remporte l'Amstel Gold Race. Jusque-là vainqueur du prologue de Paris-Nice, le polonais se libère enfin et permet à Ettix-Quick Step de se rattraper de sa campagne flandrienne ratée. Au final, Philippe Gilbert ne prend que la dixième place, son coéquipier, Greg Van Avermaet, la cinquième derrière Rui Costa alors que deux français suivent aux sixième et septième places, Tony Gallopin et Julian Alaphilippe, un bon signe à une semaine de Liège-Bastogne-Liège.

    Mercredi, prochain rendez-vous du tryptique ardennais avec la Flèche Wallonne et son célèbre Mur de Huy.

    Source photo (cyclismeactu.net)

    Nico


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