• On aime tous ce rose !

    Le blog se pare de rose à l'occasion du Giro d'Italia et ce pour trois semaines. Le Tour d'Italie commence ce samedi, c'est le premier grand tour de la saison, et je vous propose de le préparer comme il se doit entre ce soir et demain. Quoi de mieux que de commencer en vous parlant de la situation actuelle de cette course, son passé illustre, avec comme fil rouge, la couleur rose qui le caractérise.

    Nairo Quintana, vainqueur l'an passé et ici en rose, ne sera pas là pour défendre son titre. (crédits: gqitalia.it)
    Nairo Quintana, vainqueur l'an passé et ici en rose, ne sera pas là pour défendre son titre. ©gqitalia.it

    Un rose journalistique sur le déclin

    A l'instar du Tour de France et du journal l'Auto, le Tour d'Italie est né de la passion d'un journal, la Gazzetta dello Sport. Comme pour le Tour de France, le maillot de leader du classement général doit sa couleur à celle du papier sur lequel était imprimé le quotidien italien. Ce rose, nous nous y sommes habitués. Les plus anciens vous diront que c'est en 1931 qu'il a été instauré pour la première fois et que cette couleur est indissociable du Giro, les plus jeunes, nous, nous dirons seulement que ce rose a vu naitre des champions, des exploits. Mais nous ne pourrons plus jamais mesurer son impact d'antan. Le Giro, c'était mieux avant, du temps des Merckx, Coppi ou Bartali soit entre 1935 et 1975. Après, ce Tour si prisé a perdu de son charme, on le suit toujours car c'est le premier grand tour de la saison, les classiques viennent de se terminer. Il est temps donc de passer à autre chose et le Giro arrive au bon moment. Mais le Tour d'Italie ne vaut pas un Tour de France beaucoup plus historique ou encore un Tour d'Espagne, plus récent mais plus passionnant. Ce samedi débute donc la 98ème édition de ce Tour mythique créé en 1909 par la Gazzetta dello Sport mais que reste-t-il encore du Giro et de son rose immaculé ?

    Le rose n'attire plus

    On peut tous s'accorder pour dire que des castings des trois grands tours, celui du Giro est le moins fourni. Pour preuve, l'an passé et cette année, le tenant du titre ne remettra pas son maillot rose en jeu, préférant se concentrer pleinement sur le Tour de France. Vincenzo Nibali et Nairo Quintana ont donc montré que le plus important sur le Tour d'Italie était la victoire comme pour n'importe quelle course cycliste, cependant la victoire compte plus que les victoires. Enchainer les succès sur une course tel que le Giro n'a pas l'intérêt d'une domination nette et sans bavure sur le Tour de France ou la Vuelta. Nous sommes donc bien loin de l'époque d'un Merckx qui écrasa trois éditions de suite entre 1972 et 1974 ou de la domination de deux illustres cyclistes italiens, Fausto Coppi et Gino Bartali, 14 podiums à eux deux ! Nous manquerait-il des coureurs comme Merckx, Coppi, Bartali, Gaul ou Anquetil, des coureurs historiques pour redresser un Giro en perte de vitesse et qui essaie de combler son retard avec des parcours très montagneux, une tradition pour ce tour partagé entre Alpes italiennes et Dolomites. Stelvio, Gavia, Mortirolo, sur ces sommets, l'oxygène est en manque pour des coureurs exténués. Remporter le Giro reste donc une grande performance mais chaque année, une grande star s'avance sur le plateau des favoris et c'est tout. Le reste, ce ne sont que des seconds couteaux ou bien des leaders n'ayant pas la carrure internationale d'un Contador visant cette saison le doublé Giro-Tour. Les grandes têtes du peloton viennent sur le Giro par objectif et repartent sans savoir s'ils reviendront l'an prochain. Le Tour de France, c'est autre chose, on y vient une fois, on ne veut plus le quitter. Allez demander à Jens Voigt et ses 17 participations à la Grande Boucle. On ne sent pas la même animosité que peut procurer le Tour. Mais, pourtant, si le Tour d'Italie venait à disparaitre, nous serions tous déçus parce qu'au fond, ce rose, nous l'aimons tous !

    La passion du vélo nous fait rester

    Les passionnés de vélo savent tout de même que le Giro, c'est mythique et que, quoi que nous disions, cette course est ancrée dans la peau d'une saison cycliste. Et je suis bien d'accord. Ce rose attire tellement nos yeux que chaque année, lorsqu'il revient sur le devant de la scène, nous sentons le parfum de l'été se rapprocher, nous sentons que nous entrons dans une deuxième partie de la saison où les classiques sont laissées de côté afin de se concentrer sur ses longues courses de trois semaines qui passent rapidement pour les spectateurs mais peut-être pas pour les coureurs. Au fond, tout le monde aime le Giro mais les spectateurs sont plus présents sur les routes françaises et espagnoles sans doute aussi parce que le Tour d'Italie ne se déroule pas l'été ce qui en fait son charme notamment grâce à ses conditions climatiques qui peuvent être aussi aléatoires que dantesques. Néanmoins, lorsque nous ne sommes pas passionnés de vélo, on peut regarder le Tour de France car c'est le troisième événement le plus médiatisé au monde, mais le Giro nous passe au-dessus de la tête comme la Vuelta d'ailleurs. Cependant, lorsqu'on n'aime pas le vélo, on n'est pas obligé de le regarder. Mais moi, j'aime le vélo et ce rose, je l'aime comme j'aime le jaune et le rouge. Un grand tour ne serait pas un grand tour sans la couleur à laquelle il est associé pour l'éternité. Ce samedi démarre un pan de la saison cycliste et en tant que passionné de cyclisme, je ne vais pas le rater et je vais vous le faire partager selon mon point de vue sur ce blog tandis que les résumés des étapes seront à suivre sur NewsSport-Cars. Go Giro !

    Nico


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