Newschool-toofu est un site d'actualités automobiles et sportives crée le 8 avril 2012 sur Skyrock par Flavien J. Hugo.G et Nico, respectivement rédacteurs auto et sport, en sont les deux gérants. Le 24 mai 2013, NS-T rejoint la plage Kazeo.
Paris-Roubaix, Flèche Brabançonne, les pavés vont bientôt laisser place aux vallons. En attendant dimanche et l’Amstel, place aux revues de course des deux dernières classiques pavées importantes de la saison.
A Terpstra l’Enfer du Nord…
Paris-Roubaix, c’est quelque chose d’à part. C’est la dernière classique pavée de la saison World Tour. Et, une semaine après le Tour des Flandres remporté par Fabian Cancellara, la tension est à son comble quant à savoir si le suisse va encore une fois écraser toute concurrence. Il avait usé de son expérience pour battre Sep Vanmarcke l’an passé, que va-t-il faire cette année ? Les choix tactiques, c’est pour plus tard ! Loin de l’arrivée, le leader de Trek est retardé par une chute, événement banal d’une classique. Plus tôt, c’est Tom Boonen qui s’était fait piéger par une crevaison. Les deux favoris, les deux précédents vainqueurs de la course prévenus, ce Paris-Roubaix peut offrir des surprises. La boue et la pluie manquent à l’appel et c’est la poussière et le vent qui viennent gêner les coureurs. Certains n’ont pas autant de chance, comme Alexander Kristoff, vainqueur de Milan-San Remo il y a un mois et cinquième du Tour des Flandres, contraint d’abandonner après une vilaine chute. Si la Trouée d’Arenberg et le secteur du Carrefour de l’Arbre n’influencent en rien sur l’identité du vainqueur, dix hommes réussissent à partir dans les derniers kilomètres. Ainsi, les favoris répondent au signal, les favoris…et une surprise. En témoigne la présence inattendue de Bradley Wiggins, sans doute venu repérer les lieux avant le prochain Tour de France, dont la cinquième étape passera par certains secteurs du Paris-Roubaix. A six kilomètres de la ligne d’arrivée, Niki Terpstra s’échappe et plus personne ne le reverra. Zdenek Stybar et Tom Boonen n’ont pas à rouler et leurs compagnons d’échappée se regardent trop. Le néerlandais Niki Terpstra n’en demandait pas tant, rallie le Vélodrome de Roubaix en solitaire, et lève les bras sans concurrence remportant une victoire rêvée. Il devance John Degenkolb et Fabian Cancellara, qui ne rate décidément aucun podium. Ce Paris-Roubaix ne restera pas dans les annales, mais le podium fait tout de même envie.
…à Gilbert la Flèche Brabançonne.
Tiens, un revenant. Discret en début de saison, Philippe Gilbert s’est réveillé au meilleur des moments. A quelques jours de la première classique ardennaise, l’Amstel Gold Race, le belge de la BMC a remporté la dernière classique « pavée » importante de la saison. Avec 26 côtes à avaler, mais aussi des petits secteurs pavés, cette classique marque la fin de la saison flandrienne et laisse aussi entrevoir des allures de classique ardennaise. Pas étonnant que Philippe Gilbert ait choisi la Flèche Brabançonne comme première course belge de sa saison. Aucun groupe n’arrivera à s’échapper et ce sont quarante coureurs qui arrivent groupés. Il y a des coureurs rapides, plus rapides que Gilbert, comme Michael Matthews (deuxième) ou Tony Gallopin (troisième), mais c’est bien le leader de la BMC sur les classiques qui s’impose à l’expérience en devançant le sprinteur d’Orica de quelques centimètres. « Le message est passé » pour le belge qui attend désormais impatiemment la brochette ardennaise. Cela tombe bien, la première arrive dimanche. Qui sera le plus fort pour faire la différence dans le Cauberg ? Suspense…
Nico